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« La place croissante de la science dans nos sociétés contemporaines et l’intérêt social qui lui est porté s’accompagnent d’une prise de conscience politique de l’impact socio-économique de la recherche scientifique dans le développement sociétal »1.

Les problèmes liés à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dont nous avons brièvement évoqué l’origine et que nous étudierons plus en profondeur plus loin, pousse le monde politique à intervenir dans l’organisation d’une recherche agronomique forte et dynamique. Cette question de l’interaction entre monde politique et recherche agronomique, qui est un problème récurrent dans l’histoire de la discipline, prend une toute autre dimension en 1946.

Le développement de l’idée du devoir étatique vis-à-vis de l’organisation et du financement de la recherche, sinon de son orientation, est cependant un fait relativement tardif en France. Si la Seconde Guerre mondiale est une période charnière entre deux conceptions différentes de l’organisation de la recherche, les premières tentatives parlementaires et législatives coïncident avec l’essor et la mutation des sciences et de l’Etat à la fin du XIXème siècle. Partant du postulat que les individus esseulés sont dans l’impossibilité de créer des structures de recherches solides et viables, naît une pensée, répandue chez de nombreux chercheurs, favorable à l’intervention de l’Etat. Malgré la présence en politique de certains scientifiques, la question de la recherche ne préoccupa que très peu les organes de l’Etat et, si cette thématique trouvait un écho intellectuel, l’action politique, parlementaire et législative à son égard fut réduite à la ponctualité jusqu’en 1936 où une démarche plus globale apparut.

C’est ainsi que la création de plusieurs organismes publics de recherches à la fin de la Seconde Guerre mondiale ouvre de nouveau la question des relations entre institutions politiques et établissements de recherches. « Les institutions de recherche française, créées au fil des siècles, portent de fait la marque d’une volonté politique de répondre aux préoccupations d’ordre stratégique, social ou économique du moment, sans être toujours, pour autant, le produit de crises au sein de la société »2.

La prééminence de l’autorité politique en France est un des traits importants de l’organisation sociale française concourant à la centralisation administrative et politique. Cette prédominance du politique participe au resserrement des intervalles existant entre Etat et citoyen et donc à l’intervention de l’Etat dans de nombreux domaines. La création de l’INRA en tant qu’établissement public de recherche nous permet donc de nous interroger sur les liens entre l’institut et les diverses institutions politiques françaises.

1 Jean-Michel Berthelot, Olivier Martin, Cécile Collinet, Savoirs et savant, les études sur la science en France, Paris, PUF, 2005, 282 pages, p. 211.
2 Rémi Barré et Pierre Papon, Economie et politique de la science et de la technologie, Paris, Hachette, 1993, 400 pages, p. 168.
François Tanguy-Prigent, ministre de l'Agriculture et du Ravitaillement en 1946 lors de la création de l'INRA

François Tanguy-Prigent, ministre de l'Agriculture et du Ravitaillement en 1946 lors de la création de l'INRA

Le ministère de tutelle : l'Agriculture

« La solution du problème alimentaire, la modernisation d’un secteur de la production nationale et la construction d’un Institut de recherche solide vont de pair sous l’égide d’une Etat planificateur et entrepreneur de science. On retrouve ici, combiné à un mode corporatiste (plus significatif à mesure que la cogestion de l’agriculture et de la régulation de la filière semences et variétés se poursuit), le mode colbertiste de polarisation des recherches, caractéristique de bien des dynamismes technico-scientifiques français des Trente Glorieuses »1.

Dès sa création, l’INRA est donc sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture : « il est créé, sous le nom d’institut national de la recherche agronomique […] placé sous la haute autorité du ministre de l’agriculture »2. Ce ministère réputé comme étant plutôt conservateur, va donc devoir, à partir de 1946, composer avec une recherche agronomique autonome, service autrefois directement rattaché à l’administration du ministère.

Le ministre de l’agriculture, également président du Conseil supérieur de la recherche agronomique : « le conseil supérieur de la recherche agronomique est composé de : membres de doit : le ministre de l’agriculture, président »3, possède une partie des pouvoirs pour conduire les programmes de recherches de l’INRA. Cette présence du monde politique, bien que nécessaire et légale, n’est cependant pas toujours bien vécu par la communauté scientifique qui aimerait avoir les plus mains libres car comme l’affirme Robert Gilpin « la résistance au changement naturelle à toute société est plus vive en France qu’ailleurs parce que les Français cherchent à empêcher l’Etat d’accroître ses pouvoirs et à défendre leurs droits acquis »4. Cependant, la tutelle du ministre et sa présence au sein des instances d’orientation des recherches de l’INRA est indispensable pour que ces dernières s’accordent avec la politique agricole du pays. Malgré tout, comme le signale l’auteur américain « la société française en général et les institutions scientifiques en particulier opposent une résistance farouche aux efforts faits pour créer une entreprise scientifique efficace, capable de permettre un progrès scientifique rapide »5.

Si cette affirmation se révèle moins vraie pour l’INRA, dont les premières orientations s’accordaient avec la politique de relèvement des productions agricoles, que pour les autres organismes, il convient de remarquer que les rapports entre les deux institutions n’ont pas toujours été simples. D’un côté, une recherche en quête d’autonomie et de crédits supérieurs, de l’autre un ministère conservateur, du moins durant les premières années d’existence de l’INRA, qui souhaite garder la main mise sur son institut et fournir des ressources budgétaires et orienter les recherches à bon escient. Alors que la IVème République est à la recherche d’une certaine légitimité et que l’INRA tente de s’affirmer, les années 1946-1950 révèlent, des deux côtés, une recherche d’identité qui se traduit par des relations parfois tendues entre ministres de l’Agriculture et directeurs de l’INRA. C’est notamment le cas entre MM. Pflimin et Braconnier dont les opinions et les points de vue divergent : « après un certain délai, Pflimin place Raymond Braconnier, avec lequel il est en délicatesse, à la direction de l’INRA »6.

Ces tensions, résultats de problèmes personnels ou de divergences sur les questions scientifiques, doivent néanmoins être nuancées par les bonnes relations que d’autres personnalités marquantes de l’institut entretiennent avec le ministère de tutelle. Ainsi, comme le confesse Raymond Février, ce dernier pouvait profiter des nombreuses entrées dans le monde politique : « j’avais un accès relativement aisé dans les bureaux, même celui du ministre qui avait été un ami de mon père »7.

Cependant, il ressort des témoignages des protagonistes de l’époque que ces relations avec le ministère de tutelle et le monde politique en général n’étaient pas très aisées. Nous reprendrons l’exemple de Raymond Février pour illustrer cette hypothèse et démontrer à quel point l’ambivalence des rapports est importante. Ce dernier affirme lors de son entretien pour la mission ARCHORALES (projet d'enregistrement oral des personnalités ayant travaillé à l'INRA) que « les ministres étaient souvent loi, si ce n’est au cours des visites avec des invités étrangers. Ils avaient visiblement de la peine à comprendre notre démarche, à intégrer nos réflexions et même nos résultats dans leurs décisions et leurs politiques. Au mieux, ils nous demandaient d’assurer le suivi de leur politique. Les relations ont été intéressantes avec les deux "Edgar", si différents l’un de l’autre. Edgard Pisani avait compris tout le parti qu’il pouvait tirer de la composante scientifique de son Ministère que nous représentions. Il organisa périodiquement des réunions de ses proches collaborateurs avec l’Etat-major de l’INRA […] Avec Edgar Faure, la qualité de nos relations tenait beaucoup à son caractère affable, à son intelligence et à la présence, à son cabinet, de J. Poly. […] D’une façon générale, le problème des relations entre les décideurs politiques et les organismes scientifiques n’est pas résolu. Il a été longtemps ignoré, à la fois par les hommes politiques, mais aussi par les chercheurs aimant à la fois demeurer dans leur splendide isolement, et critiquer ces "politiques", qui ne savaient pas utiliser le progrès des connaissances pour élaborer leurs stratégies »8.

La double posture de Raymond Février, que nous avons pris comme exemple, à l’égard du ministère de l’Agriculture révèle bien les ambitions avouées par les deux instances que sont l’INRA et le ministère. Si la recherche accepte d’orienter ses programmes vers l’intérêt commun et national de l’agriculture, elle demande en revanche une certaine liberté d’action et les moyens nécessaires de mettre en œuvre la politique du ministère. De son côté, le ministère de l’Agriculture veut asseoir son autorité de tutelle et d’une certaine manière contrôler la recherche agronomique. Entre « lobbying » de la recherche et « ingérence » du ministère, se pose la question fondamentale des relations entre monde politique et communauté scientifique, de l’organisation et du soutien de la recherche scientifique par les organes étatiques.

1 Christophe Bonneuil et Frédéric Thomas, «  L’INRA dans les transformations…  » in Sciences, chercheurs et agriculture  : pour une histoire de la recherche agronomique, Collection Histoire des sciences, Série Etudes, Versailles, Editions Quae, Paris, L'Harmattan, 2008, 300 pages, p. 121.
2 Loi n° 46-1086 du 18 mai 1946 portant organisation de la recherche agronomique et création d'un institut national de la recherche agronomique, Journal officiel de la République française du 19 mai 1946, article 1er, op. cit., p. 4329.
3 Loi n° 46-1086 du 18 mai 1946, article 5, op. cit., p. 4329.
4 Robert Gilpin, La science et l’Etat en France, Paris, Editions Gallimard, 1970, 413 pages, p. 74.
5 Ibid, p. 72-73.
6 Jean Cranney, INRA, 50 ans d'un organisme de recherche, Institut National de la Recherche Agronomique, 1996, 526 pages, p. 126.
7 Ibid, p. 126.
8 Entretien ARCHORALES de Raymond Février, p. 24.
Edgard Pisani, ministre de l'Agriculture de 1961 à 1962

Edgard Pisani, ministre de l'Agriculture de 1961 à 1962

La présidence de la République et le Premier ministre

« Parce qu’elle a compris que la science conduit à des innovations qui modifient ses modes de vie, la société qui la finance veut à son tour en devenir maître et donne au pouvoir le devoir de l’orienter »1.

Nous l’avons vu l’action politique demeure étroitement liée à la vie politique d’un organisme public de recherche. Si pour l’INRA, cette présence du monde politique se manifeste avant tout par la tutelle exercée par le Ministère de l’Agriculture, il convient cependant de replacer la question dans un contexte d’ordre plus général concernant la mise en place, par les hautes sphères de l’Etat, d’une politique de la recherche. En effet, l’action des hommes d’Etat et la vision de l’intérêt de la recherche scientifique conditionnent en partie les orientations et les résultats de cette dernière. Ces Présidents de la République et Premiers ministres qui ont impulsé une certaine politique de la recherche scientifique en France ont influencé le développement de l’INRA en général et, son essor immobilier en particulier.

Si jusqu’au milieu des années 1950 aucune figure politique marquante et aucune politique d’ensemble n’émergent pour organiser et administrer la recherche scientifique française, les décennies qui suivent sont bien différentes. Le tournant des années 1950 et 1960 est considéré comme une sorte d’âge d’or de l’engagement de l’Etat dans la construction d’une puissante recherche publique.

Dès 1954, l’arrivée de Mendès-France en tant que Président du Conseil de Ministres va insuffler un vent nouveau dans les conceptions politiques vis-à-vis de la recherche scientifique. « Mendès – on l’a oublié ou occulté – est l’homme d’Etat qui a défini, inspiré et qui a sans doute le plus contribué à promouvoir dans la France contemporaine une politique de la science »2. Son action en direction de la science s’étend bien au-delà de son mandat politique et, la renaissance du secrétariat d’Etat à la recherche et la création du Conseil supérieur de la recherche en 1954 témoignent du formidable engouement politique qui se développe en faveur de la recherche scientifique à cette époque. En confirment ces volontés, les augmentations respectives des dotations budgétaires et le nombre croissant des fonctionnaires. Cet intérêt se matérialise également directement en faveur de l’agriculture qui devient un des fleurons de l’économie française, le budget du Ministère étant multiplié par six de 1950 à 1981.

Si les volontés de Mendès-France n’eurent pas le temps de se réaliser dans l’ensemble, compte tenu de son court mandat, ses conceptions de la recherche scientifique marquèrent durablement le monde politique français. « La République a besoin de savants ; leurs découvertes, le rayonnement qui s’y attache et leurs applications contribuent à la grandeur d’un pays. Or les crédits de la recherche sont dérisoires. Il est attristant, mais significatif que la France n’ait plus reçu aucun prix Nobel pour la science depuis 1937. Ainsi s’exprime le candidat à l’investiture Pierre Mendès-France lors du débat du 3 juin 1953 »3. En 1958, lorsque que le général de Gaulle revient au pouvoir, ce dernier ne possède aucun réel programme en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Il va librement s’inspirer et reprendre les propositions de Mendès-France. « Les efforts de centralisation et d’institutionnalisation de la recherche entrepris par Mendès-France ont posé les bases des réalisations gaulliennes et permit l’apparition d’un impératif politique en faveur de la recherche »4.

S’il semble que l’intérêt du général de Gaulle vis-à-vis de la recherche agronomique et donc de l’INRA se soit peu manifesté, on ne peut cependant pas négliger le fait que c’est sous sa présidence que les efforts financiers les plus nombreux sont réalisés.

On constate que c’est avec l’arrivée du général de Gaulle au pouvoir que le budget de l’INRA augmente significativement puisqu’il passe de 14 879 828 francs en 1958 (année 14) à 36 771 825 francs en 1959 (année 15). Ce changement radical dans les dotations financières de l’Etat à l’institut marque l’aube d’une nouvelle ère tant pour l’INRA que pour la recherche dans son ensemble : « l’intérêt porté par le Général à la recherche française est pour beaucoup lié à l’idée nationale ; c’est la place qu’elle peut donner à la France parmi les nations développées, plus qu’à sa contribution au progrès général, qu’il est attentif. Il considère qu’une recherche active est un atout pour l’indépendance nationale »5. Si de Gaulle n’était pas un farouche adepte de la recherche scientifique, les réalisations majeures dont il est l’auteur en la matière témoignent d’une certaine prise de conscience vis-à-vis de l’importance de la recherche scientifique dans le monde nouveau qui se développe après 1945. Les convictions personnelles du militaire ont su laisser la place aux responsabilités politiques de l’homme d’Etat. « L’action du général de Gaulle à l’égard de la recherche scientifique et technique a été importante [malgré le peu de discours qu’il a prononcé sur le sujet] et elle a souvent été décisive à l’époque. Certains qualifient le premier septennat (1958-1965) d’âge d’or de la recherche en France. Cela peut s’expliquer par l’heureuse conjonction de plusieurs facteurs : une œuvre institutionnelle bien adaptée aux problèmes d’alors, l’autorité du chef de l’Etat et le suivi assuré par la collaboration de nombreux scientifiques, enfin l’accroissement régulier, cohérent des moyens au cours des sept années »6.

Si le général de Gaulle dut faire face au délicat problème de la soumission des organismes de recherches des ministères et de la coordination des recherches, son action bouleversa le rapport entre monde politique et communauté scientifique. Les moyens de l’INRA, jusque là très limités, deviennent plus conséquents et la légitimité des institutions étant bien établie, les interférences se font plus rares. Puis s’ouvre la période « Pompidou » et les premières interrogations.

Avec l’arrivée de Georges Pompidou au poste de premier ministre, puis en tant que Président de la République, la recherche française est mise en demeure de fournir des applications industrielles concrètes et des résultats efficaces justifiant l’augmentation constante du financement de l’Etat. Sans pour autant parler d’un réel désintérêt du gouvernement pour la recherche publique, force est constater que l’état d’esprit est différent et que sont désormais plus valorisées et mises en avant les recherches industrielles d’un intérêt économique plus direct. A l’INRA, ce virement de bord se traduit par la nomination à la direction, par Michel Cointat ministre de l’Agriculture, en 1972, de Jean-Michel Soupault. La nomination de cet administrateur d’expérience qui n’est pas un scientifique symbolise alors une forme de sanction à l’égard de l’organisme dont le développement trop autonome semble déplaire à l’Etat : « Le Monde du 14 janvier 1972 annonce ainsi la nomination de Jean-Michel Soupault : "prélude à une réforme… Le gouvernement tient rigueur, à tort ou à raison, à l’INRA de s’être développé de façon autonome, sans liaison avec la politique agricole. Il lui reproche d’avoir privilégié les recherches végétales au détriment des travaux sur les productions animales. Il déplore l’insuffisance de ses relations avec les organismes économiques et les entreprises industrielles. Il regrette, enfin, que l’INRA n’ait pas donné la priorité absolue à la création de groupes multidisciplinaires s’attaquant aux problèmes concrets et ait laissé certains de ses chercheurs pousser jusqu’au perfectionnisme leurs travaux… »7.

Si les réalités économiques et contextuelles de l’époque semblent guider les réalisations et les orientations prises par Pompidou en direction de la recherche française, il faut avouer que l’immobilisme de ce dernier, loin des clichés qui le font passer pour un homme détaché de l’innovation technique et de la modernisation, tient au fait que ses prédécesseurs avaient déjà entrepris des bouleversements révolutionnaires. Néanmoins son attachement à l’industrie ne provoque pas le dynamisme et l’intérêt politique nécessaire aux recherches agronomiques.

On perçoit dès lors à quel point sont complexes les relations entre le monde politique, plus particulièrement les hautes sphères de l’Etat, et l’INRA. Si la recherche constante d’une autonomie légitime de la recherche profite à son développement, elle peut également lui être nuisible dans la mesure où l’Etat y voit une contestation de son autorité et une remise en cause de la légitimité de ses actions. Mais les liens entre entités politiques et recherches agronomiques se jouent également sur d’autres terrains comme celui de l’action parlementaire.

1 Jean Cranney, INRA…, op. cit, p. 337.
2 Jean-Louis Crémieux-Brilhac, «  Pierre Mendès-France, l’enseignement et la recherche  » in Pierre Mendès-France et l’esprit républicain  : actes du colloque de Tel-Aviv et de l’Assemblée nationale (ouvrage collectif), Paris, Le Cherche Midi Editeur, 1996, 260 pages, p. 53.
3 Jean-Louis Crémieux-Brilhac, «  Pierre Mendès-France, l’enseignement et la recherche  » in Pierre Bédarida (dir.) et Jean-Pierre Roux (dir.) Pierre Mendès-France et le mendésisme. L’expérience gouvernementale (1954-1955) et sa postérité, Paris, Librairie Arthème fayard, 1985, 561 pages, p. 439.
4 Alain Chatriot (dir.) et Vincent Duclert (dir.), Le gouvernement de la recherche, histoire d'un engagement politique, de Pierre Mendès-France au général de Gaulle (1953-1969), Paris, La Découverte, 2006, 428 pages, p. 30.
5 Institut Charles de Gaulle, De Gaulle en son siècle  : actes des journées internationales tenues à l’Unesco Paris 19-24 novembre 1990, Tome III  : Moderniser la France, Paris, Institut Charles de Gaulle & Plon & La Documentation Française, 1992, 768 pages, p. 649.
6 Ibid, p. 643.
7 Jean Cranney, INRA…, op. cit, p. 325.

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